Les NFT en 40 questions

Des réponses claires et détaillées pour comprendre les Non-Fungible Tokens (NFT)

Photo de la couverture Jean-Guillaume Dumas, professeur à l’Université Grenoble-Alpes


Apparus en 2017, les NFT (Non- Fongible Tokens) ou jetons non-fongibles en français, connaissent depuis une croissance phénoménale qui ne cesse de s’accélérer. Ils concentrent depuis peu l’attention des médias et des individus qui s’en sont très vite emparés. Le public ne s’y trompe pas : leurs applications potentielles sont immenses et couvrent des domaines de plus en plus divers. Nous ne sommes en réalité qu’aux prémices de leurs déploiements et de leurs généralisations.

L’objectif de cet ouvrage, construit en 40 questions, est dans un premier temps de faire comprendre comment fonctionnent les technologies de registres distribués, les blockchains et les contrats intelligents qui sont à la base de la technologie NFT. Le second objectif est d’expliquer comment les NFT fonctionnent véritablement aussi bien d’un point de vue technique que dans l’usage concret qui en est fait actuellement.

Dans cette optique, la première partie de cet ouvrage aborde les grands principes fondateurs des blockchains, des cryptomonnaies et des contrats intelligents. Dans la deuxième partie, les caractéristiques spécifiques des NFT sont exposées, avant d’aborder, dans un troisième temps, leurs utilisations dans différents domaines (art, sport, mode, paris, etc.). La quatrième partie explore ensuite les éléments économiques, financiers et juridiques que génèrent les NFT. Enfin, la dernière partie revient sur les outils et concepts techniques utiles à la compréhension détaillée des mécanismes sous-jacents aux NFT, comme les signatures et les portefeuilles électroniques ou encore les différentes normes ERC.

Anecdote

Mais qui a inventé le premier NFT ?

Ce terme fut introduit en 2017 pour désigner un objet numérique, l’œuvre Quantum : une animation numérique en forme d’octogone, utilisée pour la première fois en mai 2014 par l’artiste new-yorkais Kevin McCoy.

En 2014, cette œuvre numérique fut la première à être associée à un certificat de propriété électronique déposé sur la blockchain Namecoin. Le but de K. McCoy était donc d’utiliser Namecoin afin de créer une plateforme pour vendre, échanger et suivre les titres de propriétés d’œuvres d’art numériques. Malgré sa nature digitale, le fait que l’œuvre soit unique et qu’elle dispose d’un certificat numérique associé implique qu’il est dorénavant possible de la vendre et de l’échanger sur la blockchain Namecoin. C’est ce qui lui confère toutes les caractéristiques d’un NFT.

Toutefois, le 30 avril 2021, un utilisateur a récupéré sous le pseudonyme @EarlyNFT le titre de propriété sur Namecoin, en suivant la procédure standard initiée par McCoy. En effet, une spécificité de Namecoin est que les titres de propriété enregistrés sur cette blockchain expirent rapidement s’ils ne sont pas renouvelés par leur propriétaire. En raison de cette spécificité, McCoy avait donc entretemps transféré le NFT sur la blockchain Ethereum, sans date d’expiration.

Ainsi, le 10 juin 2021, l’œuvre numérique a été ensuite vendue aux enchères par la célèbre maison Sotheby’s, pour l’artiste McCoy, dans un lot comprenant d’autres œuvres numériques, pour 1,472 million de dollars, après quatre jours de vente en ligne. Cette vente a été réalisée sur la blockchain Ethereum. Cela pose néanmoins une question à laquelle devront répondre les juristes : que se passe-t-il quand un objet physique est déclaré sur plusieurs systèmes différents de NFT par son auteur comme dans ce cas ?

Cette anecdote montre clairement que les NFT sont un domaine en pleine construction. Dans tous les cas, cette technologie est amenée à révolutionner de nombreuses pratiques existantes, notamment en terme d’actes de propriété d’objets numériques.

 Lire et se procurer le livre :  https://www.dunod.com/entreprise-et-economie/nft-en-40-questions-reponses-claires-et-detaillees-pour-comprendre-non

Biographie de l’auteur :

  • Jean-Guillaume Dumas, professeur à l’Université Grenoble-Alpes, a été directeur du master Cybersécurité.
  • Pascal Lafourcade, maître de conférences à l’Université Clermont Auvergne (UCA), a été titulaire de la chaire de confiance numérique.
  • Ariane Tichit est maîtresse de conférences en économie à l’UCA.
  • Etienne Roudeix est Diplômé de l’UCA, il a dirigé le projet Auctionity.
  • Sébastien Varrette est chercheur à l’Université du Luxembourg.
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