Audrey MORIN

Portrait original, à lire entre les lignes, d’Audrey Morin, directrice de la conformité du groupe Schneider Electric, présidente du Club Alumni du Master Droit et Ethique des Affaires de l’Université de Cergy Pontoise, et membre du Conseil scientifique des Business & Legal Forums. Profil LinkedIn

Plutôt pleurotes ou shiitakés ?

Pleurotes car les shitakés mal cuits, c’est immangeable.

Si j’étais un #

#Ethique

Mon indispensable

La musique.

Et, je dirais rock même si je suis très éclectique. Cela varie aussi selon les humeurs. Queen, Mylène Farmer et Whitney Houston sont dans mes indémodables.

La rencontre qui a compté

Simone Veil.

J’ai eu la chance de la rencontrer lors d’une conférence organisée par mon Master 2. C’est un moment qui m’a changé. La véritable richesse d’une carrière émanant de ce que nous accomplissons pour les autres. Un message fort, ajouté à son témoignage de résilience personnelle. Elle avait cette humilité que seuls les grands ont.

La véritable richesse d’une carrière émanant de ce que nous accomplissons pour les autres (…) elle avait cette humilité que seuls les grands ont.

Audrey Morin

Beaucoup d’entre nous sommes sortis de ce moment en se disant que nous nous estimerions heureux de pouvoir réaliser ne serait-ce qu’un dixième de ce qu’elle a accompli au cours de sa vie.

Aujourd’hui encore, c’est un moment fort auquel je repense avec émotion.

Ma préoccupation n°1

Toujours trouver l’équilibre entre vie pro et perso, surtout depuis que nous sommes en télétravail à 100%.

La crise sanitaire a secoué l’équilibre, gommé la frontière entre pro et perso, il faut donc veiller plus souvent à s’ajuster.

Audrey Morin

Je suis le genre de personne à toujours m’engager à 200% dans ce que je fais, et parfois c’est difficile de trouver un équilibre. J’apprends à me freiner, mieux structurer mes journées et mes semaines, avec quelque chose de personnel à réaliser chaque jour. La crise sanitaire a secoué l’équilibre, gommé la frontière entre pro et perso, il faut donc veiller plus souvent à s’ajuster. Il faut également laisser du temps à des activités en dehors de ses responsabilités professionnelles (créer du e-networking par exemple).

Mon meilleur conseiller

Dans ma vie de tous les jours, mon meilleur conseiller est mon mari, même pour sonner l’alarme pour assurer la bonne balance entre vie pro et vie perso.

J’ai également la chance de pouvoir compter sur des personnes que je considère comme des mentors à l’intérieur de mon entreprise. C’est une aide très précieuse pour apprendre à prendre de la distance, à s’orienter et à décider sur ce quoi nous voulons vraiment capitaliser.

Par ailleurs, je peux compter sur un réseau informel de femmes qui travaillent dans mon secteur d’expertise, réseau dans lequel nous pouvons aborder les difficultés que nous rencontrons dans le milieu pro voire d’avoir un espace de décompression totale.

Une best practice

C’est très personnel mais j’aime avoir plusieurs objectifs et activités en parallèle entre travail, carrière et vie personnelle. Pendant plusieurs années, j’ai d’ailleurs joué au théâtre en parallèle de mon travail.

Multiplier les activités me permet de prendre du recul, de me nourrir de ses activités pour ma pratique professionnelle, créer des réseaux.

Audrey Morin

Tout cela apporte à ma pratique professionnelle mais également à mon savoir être : être plus créative, savoir associer des idées, et être plus à l’écoute. Moi qui aime challenger le statu quo, ces activités représentent une formidable opportunité d’innover.

La victoire dont je suis fière

J’ai du mal avec l’idée de victoire, mais progressivement j’accepte de dire merci quand on me félicite. Mais il y a une victoire dont je suis très fière, qui a dû construire ma grande capacité de travail.

J’ai remporté un concours d’orthographe organisé par la mairie du 1er arrondissement de Paris quand j’étais en CE2, soit un peu plus d’un an après avoir rejoint ma nouvelle école avec de grandes difficultés scolaires, notamment de lecture. Gagner ce concours représentait tout le travail acharné à rattraper mon retard.

Next step

J’ai pris la présidence du Comité Déontologie Internationale du MEDEF en avril. Une nouvelle manière pour moi d’avoir un impact sur les sujets de compliance qui me sont chers, notamment en vulgarisant ces sujets auprès de toutes les entreprises adhérentes du MEDEF et pas simplement ces adhérents les plus significatifs. Là encore, une formidable opportunité de me nourrir d’échanges riches entre acteurs privés et publics, qui viendront à coup sûr nourrir la façon d’avancer dans mes sujets avec mon équipe au sein de Schneider Electric.

La question que j’aurais aimé qu’on me pose

Est-ce que vous aimez ce que vous faîtes ?

Oui j’adore ce que je fais. Je suis dans un métier qui me passionne et qui va encore me passionner pour de longues années. Aujourd’hui, vie privée et vie professionnelle sont vues comme deux antagonistes alors que je pense que l’essentiel c’est de faire ce qu’on aime. Et, si ce n’est pas le cas, c’est du temps perdu. Se lever chaque matin avec la perspective de faire quelque chose que nous aimons, qui apporte même aux autres, c’est ici la vraie richesse du travail, quel que soit le métier. Pour l’anecdote, j’ai croisé ma concierge il y a peu de temps, et ce qu’elle m’a dit illustrait parfaitement cet amour de ce que nous faisons, notamment lorsqu’elle m’expliquait à quel point elle adorait échanger avec les gens de la résidence, tout ce qu’elle avait le sentiment de leur apporter. Le vrai équilibre ne peut être trouvé que si nous passons notre temps à faire ce qui nous apporte cette satisfaction.

Se lever chaque matin avec la perspective de faire quelque chose que nous aimons, qui apporte même aux autres, c’est ici la vraie richesse du travail, quel que soit le métier.

Audrey Morin
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